Aruspice Circus Cie

Créé en 1997 par Bruno ROBERT, la compagnie défend une forme théâtrale loufoque engagée et populaire, c’est-à-dire un langage qui s’adresse à tous quelque soit son origine, sa culture ou sa catégorie sociale.

Bruno ROBERT ne se définit pas vraiment comme un clown. N’ayant reçu aucune éducation artistique et ne connaissant pas les codes de la culture, ses performances, réalisées à partir de ses propres impulsions, sont souvent comparées à une des formes d’intervention dites d’Art Brut.

« …Exécutés par des personnes indemnes de culture artistique, dans lesquels donc le mimétisme, contrairement à ce qui se passe chez les intellectuels, ait peu ou pas de part, de sorte que leurs auteurs y tirent tout (sujets, choix des matériaux mis en œuvre, moyens de transposition, rythmes, façons d’écriture, etc.) de leur propre fond et non pas des poncifs de l’art classique ou de l’art à la mode. Nous y assistons à l’opération artistique toute pure, brute, réinventée dans l’entier de toutes ses phases par son auteur, à partir seulement de ses propres impulsions. De l’art donc où se manifeste la seule fonction de l’invention, et non, celles, constantes dans l’art culturel, du caméléon et du singe. » Jean Dubuffet

Le clown est là pour renverser les chaises, botter les fesses aux consensus. Ce coup de pied n’est pas symbolique, ce renversement n’est pas théorique, il est pratique. Le clown est un guerrier. Son arme, c’est le rire. Il ne fait pas semblant, il ne joue pas de rôle, il est tel qu’il est, c’est cela qui dérange l’entendement. Ses actes portent à conséquences. Ils sont dans le vrai. L’hilarité́ qu’il provoque n’est pas cérébrale, elle est viscérale. Il rejoint ainsi le prophète des viscères, le cirque (cercle) des (H)Aruspices.

Smalldécor3231©Rose-MarieLoisy

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